Le blog des parents de Bébés en Vadrouille

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mardi 24 juin 2008

Meme pas peur...sauf si j'y pense...

Festival de Cannes - Nos enfants nous accuseront, un documentaire choc sur l'usage des produits phytosanitaires

( Publié le 26/05/2008 à : 12H 18 min ; Source : Millefeuille Presse / TV Agri )

Chaque année, 1,1 % d'enfants supplémentaires sont victimes du cancer. 70 % de ces cancers sont liés à l'environnement. Des chiffres qui font froid dans le dos... Dans un documentaire choc projeté lors du festival de Cannes, Jean-Paul Jaud, le réalisateur de Nos enfants nous accuseront, met en garde contre l'usage des produits phytosanitaires en agriculture.

Le film raconte la courageuse initiative du maire de Barjac, un village du Gard, qui décide de faire passer la cantine scolaire en bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Les témoignages se succèdent de parents et d'agriculteurs de la municipalité exposés aux produits phytosanitaires et confrontés au cancer où à des problèmes neurologiques. Un film engagé qui tire la sonnette d'alarme sur l'usage intensif des produits chimiques et leurs conséquences sur la santé.

En savoir plus : nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com

Et en lecture je vous conseille l'ouvrage fouillé d'Anne Corinne Zimmer : POLLUANTS CHIMIQUES, ENFANTS EN DANGER ; des "révélations sur une contaminiation silencieuse", aux Editions de l'Atelier.

A quand un syndicat des parents ?

mardi 17 juin 2008

avoir un enfant rend heureux ah bon ?

" Les enfants du bonheur

Avoir des enfants est un élément constitutif du bonheur pour de plus en plus de jeunes couples : c'est ce qui ressort d'une importante étude de l'ONU publiée à la mi-mai. "Nous constatons un changement d'attitude", a affirmé le professeur Francesco Billari, un des auteurs de l'enquête menée par la Commission économique pour l'Europe (CEE/ONU) auprès de 165 000 personnes dans 15 pays."

Ceci est un extrait de la newsletter que je recois du site (recommandé) tessolidaire Ce qui m'épate c'est comment on peut en arriver a depenser autant de sous et d'expertise pour affirmer qu'avoir un enfant rend heureux! Et bien je dirais meme plus, même quand on est pauvre, même quand on vit des situations desespérantes, même quand on pas l'appartement et le travail "qu'il faut", un sourire d'enfant vous fait tout relativiser et vous donne l'envie de vous lever le matin. Il faut vraiment vivre dans une société "civilisée" c'est à dire "gestionnaire" pour avoir besoin d' une étude scientifique qui finit par une conclusion, qui est une évidence dans bien d'autres pays bien plus mal lotis ! Peut être notre manque de modestie face au miracle de la vie, notre peur face à son éphémérité, notre habitude de tout optimiser, rentabiliser, contrôler, qui nous fait oublier le plus souvent les sources de bonheur qui font l'histoire de l'humanité. Pouvoir choisir quand et comment avoir un enfant c'est un progrès magnifique. Mais de là à oublier que l'on est bien petit devant un petit être qui vient bouleverser le monde, que c'est tout à fait magique de donner la vie et de la protéger...D'ailleurs jusqu'à présent, les scientifiques n'ont pas expliqué comment une femme supportait la grossesse. N'y a t'il pas là un mystère de l'existence devant lequel il faut rester modeste ? Dans des sociétés africaine, sud américaines, asiatiques, on est plus mystique devant la naissance tout comme devant la mort. Je crois que c'est ca qui m'a aide, à accepter d'être une mère imparfaite et d'être heureusement toujours dépassée par cette surprise vivante : ma fille! Parfois c'est dur, parfois c'est aliénant de ne pas être libre, mais quel bonheur de tous les jours ! Evidemment !

lundi 26 mai 2008

le bien le plus precieux de la nation : les enfants

Extrait d'une newsletter a laquelle il est vivement conseiller de s'abonner

Nounou, métier comme un autre (23/05/2008)

Comme le révèle une récente étude du Credoc, une assistante maternelle touche en moyenne moins de 700 euros par mois. A un moment où le gouvernement lance son processus de droit opposable à la garde d'enfants et que les maires, au sortir des élections municipales où les modes de garde ont été au cœur des préoccupations citoyennes, doivent agir, il ne serait pas imbécile de réfléchir à rendre les métiers de la petite enfance plus attractifs. Ce surcroît de reconnaissance double (salariale et sociale) aurait pour effet de combler rapidement le déficit de places. Mais aussi de changer le regard sur les nounous en en faisant un métier comme un autre. Ces dernières réclament d'ailleurs une meilleure formation sur les enjeux de la petite enfance ainsi qu'une meilleure estime des services de la Protection maternelle infantile (PMI) des Conseils généraux. Un chantier politique qui tend généreusement les bras à tous les élus concernés par la petite enfance. Un chantier dont la réalisation, tant sur le plan humain que financier, ne semble pas hors de portée.

vendredi 21 mars 2008

HALTE AUX OGM!

Signez la pétition http://write-a-letter.greenpeace.org/332

Paris, France Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow. Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés. Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusquà présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. » Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique ! Cap sur les 100 000 signatures ! Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés. Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement. Signez la pétition http://write-a-letter.greenpeace.org/332



Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux...

lundi 3 mars 2008

la lettre d'une maîtresse

Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en Cours Préparatoire dans ma classe l'an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier. Je suis la maîtresse de Gevorg et d'autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.

Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu'en France un enfant peut être obligé de s'enfuir de nuit avec sa famille parce qu'il n'est pas français. Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu'on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c'est ce qu'on appelle les droits de l'homme dont on est si fiers en France. Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l'on doit résoudre les problèmes en s'expliquant, et que lorsqu'on est dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c'est ça la justice, hein maîtresse ? »

Je suis la maîtresse d'autres enfants sans papiers qui me regardent faire l'appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d'un pays qui ne veut pas d'eux. Je suis une maîtresse parmi tant d'autres qui devraient tous les jours essayer d'expliquer l'inexplicable, accepter l'inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d'être la fonctionnaire d'un Etat qui mène une chasse à l'homme abjecte et dégradante.

Aujourd'hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.

Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.

Je voudrais vous dire à quel point j'ai peur d'arriver en classe et d'avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.

Nous n'en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n'en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas ! Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.

Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner : « Le suprême degré de la sagesse est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit. » Alors merci à tous d'être là et de partager le rêve de Karin, Armen, Alexandre, Gevorg et Grigory leurs enfants : Vivre sereinement auprès de nous, venir chaque matin à l'école, et que ce rêve, avec eux et avec tous ceux qu'on veut chasser hors de notre pays, on ne le perde pas de vue. Laure Véziant professeur des écoles à Montélimar Envoyé par Julien le Slameur

dimanche 1 juillet 2007

Le réel donne le vertige et l'espoir fait vivre

Des chiffres qui donnent le vertige...



Plus de la moitié de la population des pays dits en développement est composée d’enfants de moins de 18 ans, aux droits le plus souvent bafoués. Près de 80 millions d’enfants n’ont pas la chance d’aller à l’école. Chaque année, quelque 6 millions d’entre eux meurent avant l'âge de 5 ans. Plus d’un million sont victimes de la traite et plus de 126 millions du travail forcé.

Devant l'ampleur des chiffres, au moins deux certitudes pour nous parents d'aujourd'hui :

  • L'accroissement du fossé entre les très grosses fortunes pour quelques élus et la très grande misère pour tous
  • Une mondialisation économique et culturelle qui a divisé par deux le pouvoir d'achat du Tiers Monde en 30 ans, quant au notre il ne va pas florissant...
  • Que peuvent faire les parents du Sud -mais parfois aussi dans le Nord-, lorsque l'essentiel de leur énergie est accapparée par la lutte pour des droits fondamentaux : nourriture, éducation, toit...?
  • Que peuvent faire les parents d'Occident alors qu'ils sont les plus exposés aux difficultés économiques (1 enfant sur 3 en foyer monoparental) et au manque de temps pour joindre vie familiale et vie professionnelle?

Ce qui reste est pourtant énorme : la possibilité de transmettre à nos enfants des valeurs, une conscience du monde, une confiance humaniste. Le goût de la liberté plutôt que celui de la consommation. Le goût du travail collectif plutôt que le spleen individualiste. De bien grands mots ? Mais puisqu'il faudra deux ou trois générations pour construire un monde plus équitable plus écolo....autant commencer tout de suite, oser rêver haut et fort, devant l'énormité de la tâche, et du silence sur les chiffres qui fâchent. Rappellons nous les objectifs de nos grand parents après la seconde guerre mondiale, avec la création de l' O.N.U., et ce que nous a inspiré la révolution de soixante huit menée par nos parents ...A nous d'inventer notre histoire pour pouvoir la raconter à nos petits enfants, plus tard...sereinement.

Des actions qui donnent de l'espoir

  • Six pays d'Amérique du Sud viennent de créer une Banque du Sud. Une alternative au F.M.I. qui a largement contribué à la dégradation des conditions de vie des enfants du Tiers Monde. Je commence déjà à rêver d'une telle initiative en Afrique et d'un co-developpement entre les continents du sud. Je reviendrai sur ce thème que j'ai partagé avec passion avec des militants associatifs au Pérou.
  • Depuis 35 ans l'association les Amis des Enfants du Monde oeuvre discrètement mais sûrement pour les enfants en Asie, en Afrique, en Amérique. Le parrainage a permis à des milliers d'enfants de grandir en bonne santé et d'accéder à des connaissances. Lorsqu'il n'y a pas de meilleure solution pour l'enfant sur place, une procédure d'adoption est lancée pour trouver des parents à un enfant qui en a besoin (et pas l'inverse). J'ai travaillé 3 ans pour cette association peu connue, car elle refuse de se rendre sur les plateaux télé, elle compte 450 parents délégués bénévoles et des milliers d'adhérents dans toute la France. Le site à visiter : www.amisdesenfantsdumonde.org